<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2135815958952300836</id><updated>2011-09-10T01:16:42.065-04:00</updated><category term='Backwash'/><category term='Espoirs pillés'/><category term='Huysmans'/><category term='Musset'/><category term='M. Gregor'/><category term='Contes urbains du Canada français'/><category term='Esthétique du dimanche'/><category term='René Girard'/><category term='Pascal Quignard'/><category term='Cri primal'/><category term='Filles et fées'/><category term='Chansons'/><category term='Ferré'/><category term='Phrases d&apos;hiver'/><category term='Apollinaire'/><category term='Toune d&apos;amour'/><category term='Nouvelle en chantier'/><category term='Succubes'/><title type='text'>Les castalies du Magister Faustus</title><subtitle type='html'>Exploration tous azimuts et sans queue ni tête pour les seuls plaisirs du jeu, du rythme et de la danse, sur fond d'ennui catatonique en mal de rire tonitruant. Bienvenue aux internautes de toutes allégeances!</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Magister Faustus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11250265706235406720</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_8hl7dBullp0/SjtE6XoXw_I/AAAAAAAAAAM/55EpXpu12X0/S220/Abaque.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>14</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2135815958952300836.post-318528400474824502</id><published>2010-02-21T01:27:00.006-05:00</published><updated>2010-05-29T15:00:18.162-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='René Girard'/><title type='text'>Intermède pédagogique</title><content type='html'>Si je comprends bien René Girard, s’hominiser, c’est s’éloigner du paradis originel. Le savoir hominise et ce sont les grands romans qui contiennent ce savoir. Lire, c’est donc hâter la chute irrévocable. C’est en ceci, je trouve, qu’il est hasardeux d’enseigner la littérature, et ce pourquoi les devis ministériels ont raison d’enfermer le savoir en des catégories neutralisantes propices à la mise en œuvre du fantasme pédagogique des compétences transversales. La littérature déniaise, dépucèle certes, pousse à la réflexion. Mais la réflexion paralyse. Elle peut, dans le meilleur des cas, préparer la relance, elle ne la déclenchera jamais, sinon en choisissant de s’abolir au profit d’une action puisant dans ses réserves d’inconscience. La littérature nous découvre un réseau inépuisable de chemins secondaires et de routes parallèles, déroulant sous nos yeux la carte d’une infinité de possibles. Au détour d’une page, me voilà un instant hors piste, j’imprime dans seul un éclair de mémoire tout ce que je pourrais être : j’ai beau être hardi, tout concourt à me ramener dans l’allée principale, riche de nouvelles monnaies qui n’y ont pas, hélas, cours légal. Si nous tenons à la fable, par ailleurs séduisante, des références communes, non seulement les cours de littérature, forcés ou non, ne conduisent pas vers l’appropriation de telles références mais contribuent, au contraire, à isoler en singularisant ses adeptes, en les marginalisant au regard d’une norme sociale dont l’action consiste à ravaler les différences en les rangeant dans des chemises propres dûment étiquetées à cet effet. En somme, je comprends l’intérêt de Girard pour le religieux archaïque. La littérature comme instrument d’explication du monde n’est pas dépassée : elle est indépassable. Nous sommes depuis longtemps engagés dans la chute et toute leçon supplémentaire sur celle-ci ne peut contribuer qu’à en accélérer le processus. « Au point où nous en sommes, ai-je demandé un jour à professeur respecté, qu’elle issue s’offre-t-elle à nous? » Et le vénérable érudit de répondre doucement, d’un ton un peu paterne : « Il faut travailler. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2135815958952300836-318528400474824502?l=magisterfaustus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/feeds/318528400474824502/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2135815958952300836&amp;postID=318528400474824502&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default/318528400474824502'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default/318528400474824502'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/2010_02_01_archive.html#318528400474824502' title='Intermède pédagogique'/><author><name>Magister Faustus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11250265706235406720</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_8hl7dBullp0/SjtE6XoXw_I/AAAAAAAAAAM/55EpXpu12X0/S220/Abaque.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2135815958952300836.post-1309701470106099933</id><published>2010-01-17T20:46:00.008-05:00</published><updated>2010-06-18T11:53:46.891-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Backwash'/><title type='text'>Incipit 3. Prolégomènes au Journal d'un nihiliste repentant</title><content type='html'>Ma nouvelle petite amie me plairait si, sous un abord avenant et des manières charmantes dont l’exubérance peine à masquer l’affectation, elle n’avait tout d’une virago. La phrase qui précède ne va pas sans une pointe hargneuse qui trahit une certaine envie. Envie de quoi? Voire. Pour le moment, mon pote, méfie-toi des ombres, méfie-t’en, veux-tu! Que la maya nous joue des tours et qu’on le sache, cela ne nous dispense en rien de la nécessité de nous projeter sans cesse au-delà des pièges qu’elle nous tend. Te voilà sur la piste d’une théorie du chaos nouveau genre dont les pavés sont semés de péril. Un surcroît de conscience a longtemps inhibé ton action, quand nous savons depuis belle lurette, depuis Austin du moins, que &lt;em&gt;dire, c’est faire&lt;/em&gt;. Je pense à Flaubert et à son thème chéri, celui de la bêtise. Qu’est-ce qui est bête, se demande Kundera dans un beau passage du &lt;em&gt;Rideau&lt;/em&gt;? S’ensuivent des considérations étymologiques sur le sens de &lt;em&gt;vulgus&lt;/em&gt; qui a donné vulgarité. Les Français, dit-il, abhorrent la vulgarité. Ce qui est vulgaire est ce qui, par définition, vient du peuple, de la foule, du commun. Est vulgaire, en somme, ce qui est cru, brut, sans apprêt ni raffinement. Les Tchèques, quant à eux, tiennent en grande détestation le &lt;em&gt;kitsh&lt;/em&gt;. Qu’est-ce que le &lt;em&gt;kitsch&lt;/em&gt;? Kundera : Le &lt;em&gt;kitsh&lt;/em&gt;, ce n’est pas &lt;em&gt;l’art de pacotille&lt;/em&gt;, tel que l’ont si mauvaisement traduit les Français, mais le gargarisme des grandes notions panplanétaires que sont l’honneur, la famille, l’héroïsme, l’abnégation, la liberté, etc. Se moquer des concepts qui, dans la phrase qui précède ― Dupriez saurait le dire ―, forment une gradation (voire), et encourir les foudres de nos semblables, voilà qui révèle la catégorie des êtres humains les plus méprisables, celle des &lt;em&gt;agélastes&lt;/em&gt;, mot que Kundera emprunte à Rabelais. Qu’est-ce qu’un agélaste, se demande l’auteur? Un agélaste est, par définition, quelqu’un qui ne sait pas rire. Mais, je vous le demande, qui sait rire aujourd’hui? Je résume : Est bête celui qui ne sait rire qu’au moment d’apercevoir et de déchiffrer à grand-peine, sur l’écriteau brandi de l’Entraîneuse, l’inscription : « Riez! » Plus bête encore est celui ou celle qui se croit fermement détenteur ou détentrice de la Vérité. Si c’est la Vérité, Jésus de mes fesses, pourquoi ainsi menacer le tout-venant des flammes de la géhenne de feu, &lt;em&gt;là où sont les pleurs et les grincements de dents&lt;/em&gt;, quiconque ose s’engager dans une rue transversale? J’en viens au fait : est superlativement bête celui qui adhère à &lt;em&gt;l’esprit de sérieux&lt;/em&gt;. Au-delà, qu’y-a-t’il?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2135815958952300836-1309701470106099933?l=magisterfaustus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/feeds/1309701470106099933/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2135815958952300836&amp;postID=1309701470106099933&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default/1309701470106099933'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default/1309701470106099933'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/2010_01_01_archive.html#1309701470106099933' title='Incipit 3. Prolégomènes au Journal d&apos;un nihiliste repentant'/><author><name>Magister Faustus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11250265706235406720</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_8hl7dBullp0/SjtE6XoXw_I/AAAAAAAAAAM/55EpXpu12X0/S220/Abaque.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2135815958952300836.post-2435511972559236788</id><published>2010-01-12T22:35:00.006-05:00</published><updated>2010-06-18T11:47:44.872-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pascal Quignard'/><title type='text'>Les ombres errantes</title><content type='html'>J’emprunte ici à Quignard la forme fragmentaire pour poser la trace des &lt;em&gt;Ombres errantes&lt;/em&gt; que je viens de commencer à lire. Curieux livre. Assemblage de formulations au souffle court qui disent la brièveté du souffle, celle d’une langue qui agit par à-coups et dans laquelle je puis me reconnaître. Invitation à une liberté au-delà de la liberté. À une résistance à toutes les manifestations et systèmes d’aliénation, ce qui implique nécessairement la résistance à cette résistance. Au-delà, qu’y-a-t’il?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2135815958952300836-2435511972559236788?l=magisterfaustus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/feeds/2435511972559236788/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2135815958952300836&amp;postID=2435511972559236788&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default/2435511972559236788'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default/2435511972559236788'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/2010_01_01_archive.html#2435511972559236788' title='Les ombres errantes'/><author><name>Magister Faustus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11250265706235406720</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_8hl7dBullp0/SjtE6XoXw_I/AAAAAAAAAAM/55EpXpu12X0/S220/Abaque.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2135815958952300836.post-86919853715544654</id><published>2009-12-30T02:33:00.003-05:00</published><updated>2010-06-18T11:48:47.710-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Phrases d&apos;hiver'/><title type='text'>Incipit 1.</title><content type='html'>Les jours où ça va bien, je pourrais siéger aux plus grandes ambassades et gérer des conflits mondiaux, soit dit sans hyperbole; quand ça va mal, je peine à m’arracher des draps et, si ça se trouve, la perspective de faire mon épicerie me coûte les pensées les plus suffocantes : là mon corps m’abandonne, mes facultés me quittent, je ne suis rien ― et à grands frais j’en appelle sur moi la mort immédiate.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2135815958952300836-86919853715544654?l=magisterfaustus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/feeds/86919853715544654/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2135815958952300836&amp;postID=86919853715544654&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default/86919853715544654'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default/86919853715544654'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/2009_12_01_archive.html#86919853715544654' title='Incipit 1.'/><author><name>Magister Faustus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11250265706235406720</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_8hl7dBullp0/SjtE6XoXw_I/AAAAAAAAAAM/55EpXpu12X0/S220/Abaque.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2135815958952300836.post-6717390257321804497</id><published>2009-12-07T01:35:00.005-05:00</published><updated>2010-06-18T11:49:52.480-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Toune d&apos;amour'/><title type='text'>notre genèse</title><content type='html'>quel âge aura l’instant bleu de notre genèse&lt;br /&gt;quand auront pris le pli de fer de l’habitude&lt;br /&gt;nos rixes rituelles au plus fort de midi&lt;br /&gt;les éclairs de chaleur les soleils de minuit&lt;br /&gt;nos restes tiendront-ils au fil de la tendresse&lt;br /&gt;quand nous ne connaîtrons plus ni la soif ni la faim&lt;br /&gt;les souvenirs prêteront-ils un corps à mes pensées&lt;br /&gt;pour réchauffer la terre d’octobre à février&lt;br /&gt;où sera porté disparu le temps de vivre&lt;br /&gt;quand il ne vaudra plus la peine de ses dérives&lt;br /&gt;quand nos mains trop serrées menotteront l’aventure&lt;br /&gt;les soirs de trop grand vent les nuits sans ouverture?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;entre la vie réelle et les rives rêvées&lt;br /&gt;quel âge auront les soies de nos sueurs échangées&lt;br /&gt;entre la vie réelle et les rives rêvées&lt;br /&gt;quel âge auront les jours légers&lt;br /&gt;           des mers de plumes?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;quel âge aura l’instant bleu de notre genèse &lt;br /&gt;quand seront désaccordés aux quatre coins du lit&lt;br /&gt;le don de la beauté ta peau ma vie entière&lt;br /&gt;l’odeur de paille et le goût des brunantes d’août&lt;br /&gt;les dieux reviendront-ils pour souffler sur les braises&lt;br /&gt;quand nous étourdirons de mots embarrassés&lt;br /&gt;les silences de pierre à la table des jours&lt;br /&gt;nos cœurs comptables occupés à compter leurs sous&lt;br /&gt;où s’en seront allés nos cris épileptiques&lt;br /&gt;quand ils n’éclateront plus dans la chambre à coucher&lt;br /&gt;restera-t-il de l’eau pour noyer nos blessures&lt;br /&gt;et des pierres volcaniques pour rallumer le feu?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2135815958952300836-6717390257321804497?l=magisterfaustus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/feeds/6717390257321804497/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2135815958952300836&amp;postID=6717390257321804497&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default/6717390257321804497'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default/6717390257321804497'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/2009_12_01_archive.html#6717390257321804497' title='notre genèse'/><author><name>Magister Faustus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11250265706235406720</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_8hl7dBullp0/SjtE6XoXw_I/AAAAAAAAAAM/55EpXpu12X0/S220/Abaque.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2135815958952300836.post-5311622853998757023</id><published>2009-11-15T21:10:00.018-05:00</published><updated>2010-06-18T11:50:30.459-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelle en chantier'/><title type='text'>Incipit 2. Une retraite fort méritée!</title><content type='html'>M. Pitre en était à sa trente-quatrième année de loyaux services à titre de professeur d'humanités à l’emploi du Collège de ***. Nous soupçonnons déjà le lecteur sourcilleux de chicaner à part soi au sujet du patronyme de notre héros, le jugeant soit frivole, soit tiré par les cheveux, soit tout bonnement invraisemblable, et en l’occurrence nous devons d’entrée de jeu lui concéder sur ce point qu’il a incontestablement raison. Quant à ce M. Pitre, dont nous avons ici le mandat officiel de raconter les derniers instants d’une carrière qui fut, aux dires et dans l’esprit de tous, &lt;em&gt;éminente&lt;/em&gt;, il faut préciser que son nom l’avait, comme il arrive le plus souvent des noms et de l’influence qu’ils exercent sur la destinée de leurs porteurs (1), tendu comme un piège de naissance. Mais en vertu d'un mystérieux paradoxe, ce qui eût pu lui peser comme une tare, lui poser des lacunes au cours de sa carrière, se révéla au contraire du meilleur augure : le style bouffon qu'on lui prêtait en classe en faisait un guerrier de choix pour son département; car si les élèves aimaient à être divertis, les administrateurs aimaient à ce que ceux-ci le fussent; cela faisait partie de l’esprit du temps, d'une époque de progrès, il y avait lieu de s’en réjouir; et M. Pitre avait toujours su plaire, bien que nul ne comprît jamais les rouages de cette sympathie inconditionnelle dont il jouissait dans un camp comme dans l'autre ― nous entendons par là que les élèves, si enclins à l’ennui, à la paresse et au dégoût de l’effort intellectuel depuis force générations, se régalaient dans les cours du vieux maître; son département et jusqu'au noyau dur de l'administration s'en montraient pour leur part fort aise; M. Pitre, comme on peut dire, &lt;em&gt;aimait les jeunes, les jeunes l’aimaient&lt;/em&gt;, et cela en définitive faisait l’affaire et le bonheur de tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;________________________________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Voir à ce sujet les lumineux chapitres de Marcel Proust, dans &lt;em&gt;Du côté de chez Swann&lt;/em&gt;, sur l'influence des noms sur les lieux géographiques en lien avec le caractère des réminiscences qu'ils provoquent chez le narrateur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2135815958952300836-5311622853998757023?l=magisterfaustus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/feeds/5311622853998757023/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2135815958952300836&amp;postID=5311622853998757023&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default/5311622853998757023'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default/5311622853998757023'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/2009_11_01_archive.html#5311622853998757023' title='Incipit 2. Une retraite fort méritée!'/><author><name>Magister Faustus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11250265706235406720</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_8hl7dBullp0/SjtE6XoXw_I/AAAAAAAAAAM/55EpXpu12X0/S220/Abaque.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2135815958952300836.post-2548990510900744262</id><published>2009-11-09T15:47:00.010-05:00</published><updated>2010-06-18T11:51:01.104-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Esthétique du dimanche'/><title type='text'>Phrase de forge</title><content type='html'>DEPUIS LA NUIT, montent les bruits : autos circulant au compte-goutte, gorges raclées, sirènes en fuite; tantôt le claquement d’une portière semble annoncer la fin de quelque chose, tantôt un homme ivre se fend en deux et, la tête entre les bras sans doute, appuyé contre la vitrine d’un commerce fermé, ou s’agrippant à quelque grillage, dégueule à pleins poumons, crache et s’étouffe, dégueule sa cuite, un restant de celle d’hier peut-être, dégueule encore; un silence relatif se pose, sitôt rompu par ce qui ressemble au craquement d’une branche morte dans un envol de feuilles fantômes; une trille de cris indistincts éclate, qu’étouffe de nouveau le silence; autos au compte-goutte, gorges raclées, tic-tac de talons hauts; au coin d’un trottoir off un couple de fin du monde reprend l’immémoriale dispute; un moteur pousse un râle d’agonisant; un coup de cafard klaxonne; le temps s’effrite comme du plâtre; des nuages passent; un essaim d’adolescentes festives se défait dans un ultime soubresaut de gaîté franche.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2135815958952300836-2548990510900744262?l=magisterfaustus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/feeds/2548990510900744262/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2135815958952300836&amp;postID=2548990510900744262&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default/2548990510900744262'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default/2548990510900744262'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/2009_11_01_archive.html#2548990510900744262' title='Phrase de forge'/><author><name>Magister Faustus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11250265706235406720</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_8hl7dBullp0/SjtE6XoXw_I/AAAAAAAAAAM/55EpXpu12X0/S220/Abaque.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2135815958952300836.post-654805494963769869</id><published>2009-11-09T15:44:00.004-05:00</published><updated>2010-06-18T11:52:05.317-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cri primal'/><title type='text'>Gémonies</title><content type='html'>&lt;em&gt;&lt;&lt; GÉMONIES - étym. 1548 ◊ latin gemoniae (scalae) « (escalier) des gémissements », à Rome, où on exposait les cadavres des condamnés après leur strangulation, avant de les jeter dans le Tibre (NPR 2009)&gt;&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maudit halloween, damnée toussaint&lt;br /&gt;les morts se lèvent dans une rafale de vents contraires &lt;br /&gt;et les reflux gastriques&lt;br /&gt;méchante débarque, damnés devis ministériels&lt;br /&gt;maudites corrections&lt;br /&gt;viande à chien d'assemblées&lt;br /&gt;maudite marde de copies damnées du dernier cercle&lt;br /&gt;métamusil d'automne, pets sauce de dante&lt;br /&gt;calvaires de douzaines de &lt;em&gt;bics&lt;/em&gt; rouges en flammes&lt;br /&gt;dans les jours qui refoulent,&lt;br /&gt;&lt;em&gt;amen&lt;/em&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2135815958952300836-654805494963769869?l=magisterfaustus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/feeds/654805494963769869/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2135815958952300836&amp;postID=654805494963769869&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default/654805494963769869'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default/654805494963769869'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/2009_11_01_archive.html#654805494963769869' title='Gémonies'/><author><name>Magister Faustus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11250265706235406720</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_8hl7dBullp0/SjtE6XoXw_I/AAAAAAAAAAM/55EpXpu12X0/S220/Abaque.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2135815958952300836.post-3534035297015693308</id><published>2009-08-20T14:32:00.005-04:00</published><updated>2010-05-29T15:05:30.936-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Contes urbains du Canada français'/><title type='text'>Le portier frappé par la foudre</title><content type='html'>&lt;em&gt;À V.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques jours, vers cinq heures du matin, je m’arrêtais près de chez moi à une station service Tim Horton’s afin d’y dépenser les vingt dollars que m’avait largués V. pour le taxi – que j’avais économisés en marchant! Un portier de fin de soirée m’ouvrit très gentiment la porte. Il échappait de temps en temps cette phrase adressée au caissier : « Chu pas tannant, Max, han, pas tannant là… » Je me souviens de l’atmosphère parano qui régnait à l’intérieur et de la cliente exaspérée qui patientait pour régler son essence. Je me souviens surtout du présentoir rempli à craquer de beignes ruisselants, dégoulinants, parfaits. &lt;br /&gt;MOI, béant : C’est le frais arrivage du petit matin, madame, des beignes tout frais sortis du four?&lt;br /&gt;ELLE, de glace : Ben oui, épais, yé cinq heures!...&lt;br /&gt;Hum… C’est vrai… Comment pouvait-elle savoir toutes les fois, tous les cravings de beignes – presque tous à vrai dire – qui m’assaillirent aux Donkin’ Donuts de la station Joliette et plus haut, à l’angle des rues Beaubien et St-Michel, vers trois ou quatre heures du matin : quelle apocalypse que ces présentoirs dégarnis dans lesquels ne vivotent qu’une brioche décatie, ici un beigne de l’avant-jour, là une roussette qui a perdu son air français… &lt;br /&gt;Étant donné cette fois l’aubaine de fraîcheur, je ne pus m’empêcher d’en acheter une douzaine à la santé de V. et de m’empresser d’en entamer la boîte à l’extérieur.&lt;br /&gt;Chu pas tannant, Max, han, pas tannant là…  &lt;br /&gt;Le grand gaillard débraillé qui bavait – mais pour des raisons autres que les miennes – me suivit jusqu’à l’étalage des bonbonnes de propane. J’ai dit qu’il était grand. Très grand et mince. Cheveux gris en broussaille. Ses yeux, deux petites billes grises enfoncées dans le crâne. Sa bouche, tout son visage tordus comme une lavette. J’ai dit également qu’il bavait. Or là, il a fixé sur moi ses billes de verre et il s’est mis à chialer. À pleurer comme un mioche. À vagir comme un nouveau-né. Je sentais bien qu’il avait quelque chose à dire, un énorme morceau à lâcher, mais il n’y arrivait pas.&lt;br /&gt;À dessein de nous mettre à l’aise, j’ai attaqué la boîte de beignes en lui offrant d’abord d’en choisir un.&lt;br /&gt;– Ah, merci man, ça, ça va me faire du bien.&lt;br /&gt;– Je te crois. En plus ils sont frais, pour une fois.&lt;br /&gt;   Une fois sa première bouchée prise – il en avait choisi un à la crème glacé au caramel –, il a de nouveau éclaté en sanglots. Une foudre de tous les diables. La crème blanche ressortant par toutes les cavités faciales. &lt;br /&gt; – S’cuse-moé, man, j’braille, faut que j’braille, là, ça fait cent ans que j’ai pas braillé man, c’est trop fort, là, s’cuse.&lt;br /&gt; Nouvel accès.&lt;br /&gt; – Y a rien là, man, laisse-toi aller, tiens, prends-en un autre, y en reste plein.&lt;br /&gt; – Mer…ci.&lt;br /&gt; Bouchée. Nouvelle bourrasque. Puis :&lt;br /&gt; – Tu peux pas savoir c’que ça m’a faite, man, tu peux pas savoir…&lt;br /&gt; Un temps.&lt;br /&gt; – Moé, j’quêtais comme d’habétude, ’prends-tu? J’tais à mon spot en face du Centre Bell pis j’ai pas faite une crisse de cenne… Pas une crisse… Pis là…&lt;br /&gt; – Là?...&lt;br /&gt; Nouvelle rafale. &lt;br /&gt; – Y a un skyper qui est passé d’vant moé, man, y a r’gardé dans ma casquette, pas une crisse de cenne, man, pas une crisse!... Pis là, sais-tu c’qui a faite, man, tu sais pas c’qui a faite le skyper?&lt;br /&gt; Redoublement de bave aux commissures des lèvres. &lt;br /&gt; – Y m’a dit : « Tins! Ç’t’à toé, ça, gros : bon show! » S’cuse-moé, man, s’cuse (il pleurait de plus belle) mais tu peux pas savoir c’que ça m’a faite, man, non, tu peux pas : c’était ACDC, câlisse, A-C-D-C – MOÉ!... Ch’t’entré là-dedans, man, c’t’ait noir de monde, ça criait, ça hurlait, pis les lumières, la boucane, pis là… pis là… &lt;br /&gt;THUNDER… THUNDERSTRUCK!&lt;br /&gt; – Un coup d’poignard dans l’cœur, man!  THUNDER… THUNDERSTRUCK! THUN… Malade, man, malade! Eille, comment y font pour jouer d’même les câlisses, comment y font, peux-tu m’dire?... THUN…. THUN… DER! J’ai pas toffé trois tounes, man, trois tounes : chu parti à brailler, j’te jure, j’avais jamais braillé d’même de ma vie… j’en braille encore… Eille! Eille man! Trente-cinq ans qu’chu dehors, trente-cinq ans qu’j’ai rien faite d’autre que d’quêter comme un cave, qu’j’ai pas mis les pieds ailleurs qu’à’ Maison du Père, pis encore, c’est toujours plein câlisse!... Trente-cinq ans… ACDC, A-C-D-C – MOÉ! Pourquoi? Pourquoi moé, man?... Trop fort, trop fort… Ces gars-là c’est des dieux, man, pis moé chu qui?... Des dieux… C’tait trop pour moé, man, ben trop pour moi… À’ troisième toune chu parti à brailler pis j’ai crissé mon camp.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le récit du gaillard avait duré peu, mais il ne restait plus qu’une roche aux pommes et un double-chocolat dans la boîte que j’ai commencé à refermer avec précaution. J’ai cherché des yeux le fond de ceux du portier frappé par la foudre mais ils étaient rendus trop creux. Inatteignables. &lt;br /&gt; Le matin était presque levé. J’ai pris congé de mon compagnon de fortune et suis rentré chez moi.&lt;br /&gt; Sur les derniers pas du retour, une chose me chicotait, je ne comprenais pas ce détail : pourquoi, mais pourquoi diable, une fois à l’intérieur, n’est-il pas resté assis là, à sa place, braillage ou pas, dût-il avoir le tee-shirt et les shorts trempés à la lavette?&lt;br /&gt; Pourquoi n’est-il pas resté jusqu’à la fin du show?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2135815958952300836-3534035297015693308?l=magisterfaustus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/feeds/3534035297015693308/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2135815958952300836&amp;postID=3534035297015693308&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default/3534035297015693308'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default/3534035297015693308'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/2009_08_01_archive.html#3534035297015693308' title='Le portier frappé par la foudre'/><author><name>Magister Faustus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11250265706235406720</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_8hl7dBullp0/SjtE6XoXw_I/AAAAAAAAAAM/55EpXpu12X0/S220/Abaque.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2135815958952300836.post-127940228763539437</id><published>2009-08-09T20:52:00.006-04:00</published><updated>2010-05-29T15:15:41.232-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Espoirs pillés'/><title type='text'>nos peines ni nos joies...</title><content type='html'>&lt;em&gt;à Maurice&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;nos peines ni nos joies ne seront emportées&lt;br /&gt;il en restera quelque chose plutôt que rien&lt;br /&gt;nous nous retrouverons après la fin des hommes&lt;br /&gt;les absents seront réunis parce qu’ils se seront aimés&lt;br /&gt;parce que nous les aurons aimés&lt;br /&gt;un point c’est tout et la pudeur &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;nos portraits de famille seront enfin intègres&lt;br /&gt;faciles les mots couleront de source et délivrée du temps&lt;br /&gt;toute parole ravalée affleurera à la surface des lèvres&lt;br /&gt;aussi fraîche aussi vive aussi vraie que la bulle d’air éclate &lt;br /&gt;à l’exacte frontière&lt;br /&gt; entre l’eau et le ciel&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;nos absents seront réunis tels qu’ils se seront aimés&lt;br /&gt;outre-temps ils auront appris à se le faire entendre  &lt;br /&gt;nos peines ni nos joies ne seront emportées&lt;br /&gt;nos chagrins et nos rires ne seront pas toujours&lt;br /&gt; ces épaves de silence&lt;br /&gt; en quoi l’aujourd’hui les décline&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;à l’issue de la traversée nous nous retrouverons&lt;br /&gt;aussi vrais que nous aurons été faussaires et vains et vaniteux&lt;br /&gt; sur les planches du monde&lt;br /&gt;les trois coups côté cour résonneront une fois encore&lt;br /&gt;nous dînerons en paix côté jardin dans la criante clarté&lt;br /&gt; d’un petit matin en suspens&lt;br /&gt;la fulgurance d’un jour figé au cœur de son réveil&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;toute erreur corrigée au registre des apparences&lt;br /&gt;toute fausse note élevée ou ramenée à sa juste hauteur &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Saint-Paul, nuit du 6 au 7 août 2009.&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2135815958952300836-127940228763539437?l=magisterfaustus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/feeds/127940228763539437/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2135815958952300836&amp;postID=127940228763539437&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default/127940228763539437'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default/127940228763539437'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/2009_08_01_archive.html#127940228763539437' title='nos peines ni nos joies...'/><author><name>Magister Faustus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11250265706235406720</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_8hl7dBullp0/SjtE6XoXw_I/AAAAAAAAAAM/55EpXpu12X0/S220/Abaque.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2135815958952300836.post-8980290278466216244</id><published>2009-08-08T02:00:00.008-04:00</published><updated>2010-05-29T14:45:09.427-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Filles et fées'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Succubes'/><title type='text'>je suis allé au cirque...</title><content type='html'>je suis allé au cirque &lt;br /&gt;j'ai pris les clowns en grippe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;j'attendais tout des fées &lt;br /&gt;je les ai trouvées laides &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;dans un tressaut j'ai pris mes jambes à mon cou &lt;br /&gt;je me suis échappé de sous le chapiteau &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;observant par les rues les passants ordinaires &lt;br /&gt;je les ai trouvés drôles &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;la beauté faillible des filles de fin d'été &lt;br /&gt;m'a tiré des larmes de joie&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2135815958952300836-8980290278466216244?l=magisterfaustus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/feeds/8980290278466216244/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2135815958952300836&amp;postID=8980290278466216244&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default/8980290278466216244'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default/8980290278466216244'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/2009_08_01_archive.html#8980290278466216244' title='je suis allé au cirque...'/><author><name>Magister Faustus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11250265706235406720</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_8hl7dBullp0/SjtE6XoXw_I/AAAAAAAAAAM/55EpXpu12X0/S220/Abaque.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2135815958952300836.post-6416495825319297264</id><published>2009-08-04T09:59:00.012-04:00</published><updated>2010-05-29T15:03:50.983-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ferré'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chansons'/><title type='text'>cahiers d'un autre temps</title><content type='html'>&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(à chanter sur l'air de «La mémoire et la mer» de Léo Ferré)&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                                              &lt;em&gt;  À Marc-André&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;dans les cahiers d'un autre temps &lt;br /&gt;la lumière irriguait vos rimes &lt;br /&gt;sans les tonnerres artificiels &lt;br /&gt;pour faire se lever les grands vents &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;aux terrasses apolliniennes &lt;br /&gt;dans le parfum des écritures &lt;br /&gt;la pluie venait et le beau temps &lt;br /&gt;rappelait les filles par centaines &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;la pensée magique des fous &lt;br /&gt;la vie entière et sans rature &lt;br /&gt;dressé dans l'orgueil des vingt ans &lt;br /&gt;vous brilliez à rester debout &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et vous lisiez dans votre étoile &lt;br /&gt;une main de tous les possibles &lt;br /&gt;l'avenir en flushes royales &lt;br /&gt;vous n'aviez pas brûlé vos frimes&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2135815958952300836-6416495825319297264?l=magisterfaustus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/feeds/6416495825319297264/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2135815958952300836&amp;postID=6416495825319297264&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default/6416495825319297264'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default/6416495825319297264'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/2009_08_01_archive.html#6416495825319297264' title='cahiers d&apos;un autre temps'/><author><name>Magister Faustus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11250265706235406720</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_8hl7dBullp0/SjtE6XoXw_I/AAAAAAAAAAM/55EpXpu12X0/S220/Abaque.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2135815958952300836.post-1970083793599675459</id><published>2009-07-11T11:31:00.028-04:00</published><updated>2010-05-29T14:33:21.207-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Filles et fées'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Apollinaire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Succubes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musset'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Esthétique du dimanche'/><title type='text'>on ne badine pas avec la beauté</title><content type='html'>on ne badine pas avec la beauté&lt;br /&gt;c'est elle, la vraie coupable, la pomme universelle, immémoriale, empoisonnée&lt;br /&gt;la beauté, c'est ce que vous cherchez partout, à toute heure du jour et de la nuit et jusqu'au fond du sommeil le plus lourd&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;on ne trouve pas la beauté, non, on y aspire seulement&lt;br /&gt;car c'est elle qui vous trouve mais alors, vous ne vous en apercevez même pas, voyez-vous&lt;br /&gt;vous astiquez, admirez l'éclat du vernis de votre voiture neuve&lt;br /&gt;vous caressez les lattes de votre plancher blond et quel plaisir alors&lt;br /&gt;l'espace d'un moment vous oubliez votre hypothèque&lt;br /&gt;vous êtes si enchanté de votre maison belle mais ce n'est pas la beauté, non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;votre plancher blond par exemple&lt;br /&gt;c'est une photographie de bois d'érable, de merisier, de bois de rose&lt;br /&gt;une tapisserie autocollante qui recouvre un matériau vil&lt;br /&gt;vous levez les yeux sur les murs fraîchement repeints&lt;br /&gt;vous voilà à la page et en êtes satisfait mais non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;pas même ce poster des Rocheuses ou des sommets du Ben Nevis&lt;br /&gt;quelque chose cloche alors et vous avez raison&lt;br /&gt;c'est une belle affiche d'un beau lieu touristique d'un beau retranchement de la belle nature d'un monde qui n'est pas mal non plus, non?&lt;br /&gt;&lt;em&gt;fuck&lt;/em&gt;, le vilain mot qui vous monte à la tête et vous avez compris&lt;br /&gt;on ne termine pas sans conséquence un vers par un point d'interrogation&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;vous courez à votre chambre à coucher, farfouillez dans tous les tiroirs, voilà!&lt;br /&gt;le point d'exclamation est un antidote temporaire à l'autre, le Grand Inquisiteur à la forme de serpe&lt;br /&gt;tiens, vous n'y aviez jamais pensé, il est vrai que vous pensez peu et vous avez raison&lt;br /&gt;on ne peut quand même pas s'arrêter à la forme de chaque signe auquel on se heurte&lt;br /&gt;on passe son chemin et c'est la chose à faire mais là, tout de même&lt;br /&gt;il est tout de même un peu étrange, celui-là, un peu sournois, ce signe qui interroge, non?&lt;br /&gt;observez-le ici encore une dernière fois, voyez comme il aime à se démultiplier&lt;br /&gt;c'est une faux qui transforme chaque mot en Faucheuse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;vous farfouillez dans tous vos tiroirs et voilà!&lt;br /&gt;vous ouvrez votre boîte de souvenirs de voyages mais détrompez-vous&lt;br /&gt;ce n'est pas la beauté que vous tenez en boîte, non, rappelez-vous&lt;br /&gt;on ne peut pas la trouver, la beauté, encore moins l'asservir&lt;br /&gt;vous cherchiez la beauté et tombez sur un ensemble de cartes postales&lt;br /&gt;vous êtes déçu et vous avez raison&lt;br /&gt;vous approchez enfin du fin mot de l'affaire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;on ne badine pas avec la beauté comme avec les échantillons de couleurs Sico parmi lesquels vous avez dû choisir pour repeindre vos murs mais stop, rassurez-vous&lt;br /&gt;votre maison est magnifique et le beige vénitien y sied merveilleusement&lt;br /&gt;il est plus beau chez vous qu'à Venise même d'ailleurs où nulle part on ne l'aperçoit&lt;br /&gt;car le beige vénitien n'existe que chez vous, et tous vos voisins proches, et le marchand de couleurs Sico, beau triangle!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;on ne badine pas avec la beauté&lt;br /&gt;elle est partout pourtant mais nulle part on ne la trouve, rappelez-vous&lt;br /&gt;c'est un succube qui vous tombe sur la tête comme une pomme ou une fiente&lt;br /&gt;chiure de mouette ou d'abeille l'essentiel c'est qu'elle tombe&lt;br /&gt;tout le reste est shampoing comme chez Verlaine littérature&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;dans le meilleur des mondes c'est une pomme parfaite, parfaitement rouge et mûre mais alors&lt;br /&gt;quel mauvais physicien vous faites&lt;br /&gt;vous ne redécouvrez pas la loi de Newton, non&lt;br /&gt;c'est même tout le contraire&lt;br /&gt;vous oubliez la gravité dans tous les sens du dictionnaire&lt;br /&gt;vous cherchiez la beauté et c'est elle qui vous trouve mais alors elle vous tombe dessus&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ne culpabilisez pas, voyons, vous ne pouviez pas savoir&lt;br /&gt;c'est un succube, rappelez-vous, et il faut se méfier de ces démons femelles&lt;br /&gt;on ne badine pas avec la beauté que nulle part on ne découvre et qui se joue de tout&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;pourtant on sait bien qu'elle existe, la beauté, on sait ce que c'est&lt;br /&gt;on connaît ce qui tient le monde et met les hommes en branle &lt;br /&gt;se lever, se brosser les dents, dans le métro éplucher les pages d'une feuille de chou prise comme on donne un sou à un quêteux&lt;br /&gt;briser les carreaux d'un Grand Magasin, fomenter la révolution, violer une femme ou rosser un enfant&lt;br /&gt;lâcher une bombe atomique sur Hiroshima&lt;br /&gt;massacrer les Tutsis à coups de machettes et de rires&lt;br /&gt;faire la guerre ou passer chez soi un coup d'aspirateur&lt;br /&gt;on en sait quelque chose la beauté est partout&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;on ne badine pas avec la beauté&lt;br /&gt;c'est &lt;em&gt;ce qui fait effet&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;agit&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;fait agir &lt;/em&gt;disait le professeur mais de là à le suivre plus loin celui-là &lt;br /&gt;dire qu'elle est invisible réveillerait la Faucheuse qui en ce moment est tranquille&lt;br /&gt;elle affûte ses points d'interrogation et voilà&lt;br /&gt;elle dort, ne la réveillons pas&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;elle n'est, la Faucheuse, comme la beauté, saisissable qu'après-coup&lt;br /&gt;par les marques qu'elle laisse et alors quelle désolation&lt;br /&gt;aussi bien pourrait-on affirmer de la beauté qu'elle ne se révèle jamais autant&lt;br /&gt;qu'elle ne devient jamais aussi visible que lorsque la Faucheuse l'a emportée&lt;br /&gt;semant ici et là ses doutes ses casse-têtes casse-couilles ses coups de pieds dans les côtes et ses points d'interrogation&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;on ne badine pas avec la beauté mais comment mettre à profit cet adage&lt;br /&gt;comment se prémunir contre ce qui ne s'appréhende qu'à travers les vestiges de son propre passage, le passage passé&lt;br /&gt;et alors quel grabuge, quel champ de bataille après la canonnade&lt;br /&gt;quelles plaines d'Abraham après la Conquête ou une Grande Nuit de la Saint-Jean&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;allez-y, laissez-vous aller, pleurez, n'ayez pas honte&lt;br /&gt;pleurez quelques instants&lt;br /&gt;&lt;em&gt;la joie &lt;em&gt;viendra&lt;/em&gt; toujours après la peine comme la peine après la beauté&lt;/em&gt;*&lt;br /&gt;pleurez, allons, nous sommes en 2009 après tout&lt;br /&gt;pleurez... pleurez... encore un peu... voilà&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;le prochain succube peut venir, la chambre est vide&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2135815958952300836-1970083793599675459?l=magisterfaustus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/feeds/1970083793599675459/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2135815958952300836&amp;postID=1970083793599675459&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default/1970083793599675459'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default/1970083793599675459'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/2009_07_01_archive.html#1970083793599675459' title='on ne badine pas avec la beauté'/><author><name>Magister Faustus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11250265706235406720</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_8hl7dBullp0/SjtE6XoXw_I/AAAAAAAAAAM/55EpXpu12X0/S220/Abaque.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2135815958952300836.post-229232345012444573</id><published>2009-06-28T01:51:00.029-04:00</published><updated>2010-06-18T11:51:45.053-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Apollinaire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Huysmans'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='M. Gregor'/><title type='text'>le canal-de-lachine</title><content type='html'>&lt;em&gt;à quel rêve appartient le canal-de-lachine&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;quelle romance en campe les eaux sales après trois jours de pluie&lt;br /&gt;des rimes en peuvent-elles fixer la patine&lt;br /&gt;comme dans les vers français, la vieille forge française?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;à quelle part du Poème aspire le canal&lt;br /&gt;à quels saints se vouent ses eaux mortes&lt;br /&gt;quels désirs pour les déniaiser ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;autant le dire tout de suite&lt;br /&gt;le canal-de-lachine est sans &lt;em&gt;grandeur mélancolique&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;une risible rigole, l’été en camisole&lt;br /&gt;une rivière de neuroleptiques aux berges insensibles &lt;br /&gt;&lt;em&gt;no symptom, no candy!&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;surtout pas l’imposante gouache verte de la Garonne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;c’est un cours d'eau postiche à l'éros empêché&lt;br /&gt;le cyclisme dominical y décourageant d'emblée les audaces&lt;br /&gt;aux rendez-vous des landaus de marque la piste est préservée&lt;br /&gt;exsangue, franchisée, cotée parc canada, veillée&lt;br /&gt;par l'illettrisme des écluses où vos amours s'en sont allées&lt;br /&gt;à vau-l'eau, vos amours, où nos amours s'en vont&lt;br /&gt;&lt;em&gt;adieu Huysmans, adieu Apollinaire !&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2135815958952300836-229232345012444573?l=magisterfaustus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/feeds/229232345012444573/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2135815958952300836&amp;postID=229232345012444573&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default/229232345012444573'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2135815958952300836/posts/default/229232345012444573'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://magisterfaustus.blogspot.com/2009_06_01_archive.html#229232345012444573' title='le canal-de-lachine'/><author><name>Magister Faustus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11250265706235406720</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_8hl7dBullp0/SjtE6XoXw_I/AAAAAAAAAAM/55EpXpu12X0/S220/Abaque.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry></feed>
